Est-on prédestinée à devenir entrepreneure ou pas ?

Est-on prédestinée à devenir entrepreneure ou pas ?

A première vue, rien ne me prédestinait à devenir entrepreneure.

Je suis issue d’une lignée de fonctionnaires.

Mes 3 grands-parents travaillaient pour l’État.

Mes parents étaient institutrice et Commissaire de Police.

Mes oncles et tantes sont enseignants ou contrôleurs des Impôts.

Bref, l’entrepreneuriat, le business, les affaires, le commerce m’étaient des mondes totalement étrangers.

La sécurité de l’emploi, un besoin transmis.

 

Mais c’était sans compter ma personnalité.

Je suis née (ou devenue) rebelle.

J’ai longtemps cru que j’avais juste une grande soif d’autonomie associée à un besoin de découvertes et de nouveautés.

Je n’ai pas senti l’appel de la fonction publique. J’avais envie de découvrir l’entreprise, la grande, avec un grand E.

Je rêvais de carrière évolutive et d’un bon niveau de salaire. J’aimais bien l’idée de reconnaissance du travail effectué.

 

Je n’ai pas vraiment exprimé ma « rebellitude » dans ma vie perso, du moins pas de façon frontale.

J’ai été la bonne élève, sage qu’on attendait. Même si finalement je me rends compte que j’ai fait des choix par opposition (et du coup pas toujours en ma faveur…).

Par contre, dans la sphère professionnelle, j’ai plutôt laissé libre cours à l’expression de mes idées, de mes valeurs, de ma façon de voir les choses.

Cela s’est plutôt bien passé avec des managers ayant capté l’intérêt qu’ils avaient à utiliser ma personnalité. Mais beaucoup moins bien avec celles et ceux qui tentaient de me faire rentrer dans leur moule.

J’en ai perturbé quelques un(e)s, dérangé d’autres et suis restée un mystère ingérable pour une partie d’entre eux.

 

Je me rends compte aujourd’hui que tous les éléments pour faire de moi une entrepreneure libre étaient là.

Mais qu’il m’a fallu sortir des schémas familiaux, accepter qui je suis et comment je fonctionne pour m’autoriser cette liberté.

Ce fut un chemin au cours duquel chacune de mes expériences de vie, pro comme perso, me rapprochaient de ma vie actuelle.

 

Et vous, avez-vous l’entrepreneuriat inscrit en vous quelque part, par loyauté ou au contraire opposé à votre histoire familiale ? Par des traits de personnalité et des valeurs favorables ?

Racontez-moi !

Comments

  • Véronique - Ma'Mijote

    Du côté (paternelle) mon grand-père était commercial de machine à écrire, mon père était ingénieur, mais a fini sa carrière en tant que chef d’entreprise. Les femmes de ma famille travaillaient, mais n’était pas aventureuses.

    Par contre élevé comme un garçon, j’ai été élevé pour savoir me débrouiller toute seule sans compter sur personne.
    Mot d’ordre, soit autonome !
    L’école n’était pas faite pour moi, non pas que je n’aimais pas apprendre, mais pas de manière académique. J’ai quitté l’école en 1ère C, pour travailler. Mon premier « petit » métier à 14 ans a été de vendre des sandwichs à la foire de Paris, pour ensuite vendre des chaussures.
    Donc je dirais un léger instinct pour le commerce et non le commercial.
    Mais les circonstances de la vie en ont décidé autrement, car je me suis dirigée vers la comptabilité qui correspondait à mon coté mathématique et rassurant je pense.
    J’ai donc commencé sans diplôme, passé mon CAP par pôle emploi et j’ai fini ma carrière comme cadre, Donc plutôt autodidacte.

    Concernant ma personnalité, je pense que je suis une timide, qui se bouscule. J’ai du caractère, mais je ne pense pas être une rebelle. J’aime toujours apprendre, mais toujours beaucoup de mal avec l’académique.
    Je n’aime pas l’injustice, donc la fois où on m’a refusé toutes les épreuves de BTS compta en Validation des Acquis, j’ai passé toute seule les épreuves en candidat libre, sans avoir le BAC et je l’ai obtenu à 46 ans. Quand j’ai décidé de changer de vie, je me suis donné les moyens pour y arriver, c’est pourquoi j’ai fait une formation afin d’obtenir mon CAP de cuisine à 54 ans.

    J’aimais beaucoup la comptabilité et l’aime toujours. Dans mon métier j’étais souvent autonome, ce qui me correspond, travaillant dans mon coin, mais n’ayant pas assez de contact avec les autres.

    Il me manquait ce contact avec les autres, l’échange, le partage. Donc j’ai foncé, comme je sais le faire quand une situation ne me correspond plus.

    Par contre l’handicap de ma personnalité face à l’entreprenariat, c’est le doute continuel que j’ai en moi, malgré mon fort caractère. Comme j’ai énormément besoin de reconnaissance, je passe de la satisfaction de moi-même au doute le plus complet. Ais-je bien fait, suis-je capable, suis-je à ma place ???

    • Hélène THOMAS

      Merci de ce beau commentaire Véronique.
      Tu me semble tout à fait à ta place dans ton activité.
      Je lance bientôt un nouveau défi sur l’estime de soi, je t’invite à t’y inscrire 😉

  • Potiron

    Bon… je ne suis pas le garçon attendu par mes parents, ni Arthur par mon gd père paternel… mais j ai suivi inconsciemment puis consciemment le chemin tout tracé du gars qui reprend la boite familiale créé par ledit grand-père, poursuivie par ses 2 fils puis avec mon père et seule depuis qq années !
    Entrepreneur ? ben… pas tant l impression parfois… souvent prisonnière de l entreprise qui fonctionne ou fonctionnait toute seule (dans le sens… jamais fait de pub, pas eu de démarches commerciales pour trouver les clients…,) sauf qu ayant embauché mon ancien stagiaire… 2 salaires à assurer donc suis plus rentrée ds mon rôle de chef d entreprise…
    Je développe plus mon côté entrepreneur pr mon autre activité ( d’où le coaching avec Hélène pour m accompagner car tout à faire, à créer là où j’ai poursuivi l’activité dans l expertise) et vais la faire à mon image et rien qu’à la mienne

    • Hélène

      Merci de ton commentaire Agnès.
      Ah oui, ne pas être le garçon attendu…
      Nous sommes pas mal dans ce cas 😉
      Arriver à savoir qui nous sommes et voulons être, vraiment, est un chemin.
      Merci de ta confiance pour que je t’y accompagne !

  • Myriam

    J’adore la question !
    Je suis née fille alors que ma mère voulait un garçon, ça commence pas mal et cela demeure sans doute révélateur d’une polarité yang plus tournée vers l’action et la réalisation de soi.

    Entrepreneurs fondateurs du côté paternel tout a démarré avec mon grand père où tout était à faire dans son pays de naissance à l’époque.
    Une lignée de paysans, ouvriers , émigrés Italiens du côté maternel où le travail était une question d’honneur plus que de survie.

    J’ai malgré tout était élevée , « à la dure » au vu les standards actuels d’éducation, par ma mère ( devenue fonctionnaire dans l’administration universitaire sans diplôme à la force du poignet ) et deux autres femmes veuve et divorcée qui m’ont construite ( une grand mère assistante dentaire et une marraine couturière à domicile) …

    L’école n’a pas été mon truc, je m’y suis intéressée qu’en deuxième partie de parcours … je rêvais de liberté, de voyages , de rencontres, d’aventures mais j’avais suivi les conseils familiaux à contre coeur. qui consistait à devenir une enseignante ..

    Euh … comment dire … je crois avoir été marquée par deux schémas totalement opposés mais toujours ancrés dans le pragmatisme , une certaine « intelligence de situation » et surtout épris d’une forme de liberté , ce qui défini en premier lieu l’entreprenariat me semble t’il ….

    J’ai été salariée , à mon compte sous différents statuts , toujours aimé ce que je faisais au moment où je l’ai entrepris avec une remise en question systématique au bout de 3 ans plus forte que moi …
    Aujourd’hui j’apprends toujours et encore et c’est exactement ce que permet l’entreprenariat : une forme de challenge permanent avec soi-même sans pour autant être dans le domaine de l’ambition pure et dure.
    « Chassez le naturel , il revient au galop  » résumerait pas mal mon cas …

    Alors , oui … c’est chaotique, parfois déstabilisant et source de pression (financière) car notre rémunération ne tient qu’à nous même avec ses aléas ; cela peut-être incompris aux yeux de l’entourage, il faut s’affirmer sans culpabiliser (!) mais je ne regrette rien de mon parcours et j’encourage vraiment les personnes à se lancer dans de telles aventures si elles en rêvent et qu’elles ont une foi indéboulonnable en elle -même…
    Mais il faut le dire, ce n’est pas facile tous les jours …

    Merci pour cette question Hélène ! Intéressant de lire le cheminement de chacun …

    • Hélène

      Merci de ce commentaire Myriam.
      On voit que dans l’éducation peut se trouver le creuset de l’entrepreneuriat.
      Mais je pense qu’il s’agit surtout de personnalité. De talents et de besoins qui sont utilisés et satisfaits au mieux dans ce statut.
      Sans oublier, comme tu le dis si bien, une foi en la vie et quelque part en soi !

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