Entrepreneuriat, commercial et désirabilité

Entrepreneuriat, commercial et désirabilité

Récemment j’échangeais avec une cliente sur la partie commerciale de son business.


Commercial est déjà un « gros mot » pour elle.

Elle a une vision très négative de cette fonction.

Un arrière-goût d’arnaque, de manipulation, de forçage…

Inutile de vous dire que la prospection n’est pas du tout son truc 😉.

 

Du coup, elle fait autrement pour entrer en contact avec ses futurs clients.

Elle utilise :

  • Les recommandations
  • La visibilité sur les réseaux sociaux
  • La présentation de son expertise lors de diverses conférences et manifestations

Dans les 3 cas, elle reçoit des retours positifs, elle échange avec des personnes qui semblent intéressées par ses services.

Et elle leur laisse sa carte de visite ou les remercie sur les réseaux sociaux.

 

Et après ?

Lorsque je lui ai posé la question, elle m’a répondu : « Ben rien, j’attends qu’ils me recontactent »…

Et malheureusement, le premier contact positif n’est pas toujours suivi d’effet.

Rien, nada, pas de mail ni de coup de fil !

 

Sa conclusion était : « Les personnes ne devaient finalement pas être si intéressées que ça ».

 

Et si ce n’était pas seulement ça ?

 Et si elle leur envoyait un petit mail en les remerciant de l’intérêt qu’ils ont manifesté en leur fournissant de plus amples informations ou en leur proposant un rdv pour approfondir leurs besoins ?

« Ah ben oui, l’idée est bonne, pourquoi je ne le fais pas ? »

C’est en cherchant la réponse à cette question qu’elle s’est rendue compte qu’elle voulait être « désirée ».

C’est-à-dire qu’elle avait envie que les personnes reviennent vers elle et lui montrent qu’elles avaient envie de travailler avec elles.

 

Mais si de leur côté, ces personnes n’osaient pas faire plus que ce qu’elles ont déjà fait pour montrer leur intérêt ?

 Si de même elles avaient besoin qu’elle leur montre qu’elles pouvaient être ses clientes.

Que leur problématique l’intéresse.

Qu’elle a envie de les aider, de les accompagner, de les soigner…

Et si elles avaient peur de ne pas la « mériter ».

Que leur problème ne soit pas assez intéressant pour elle.

Qu’elles ne soient pas assez « bien » pour elle.

 

Il faut se méfier de l’aura que l’on peut dégager et de l’intimidation qu’elle peut engendrer.

La position d’experte peut parfois créer une distance, et être un frein à la vente.

 

Alors j’ai conseillé à ma cliente de reprendre contact avec les personnes ayant manifesté de l’intérêt pour ses services et de leur envoyer un petit mail.

Et vous savez quoi ?

Elle a signé des contrats avec des personnes qui n’avaient pas osé aller plus loin que le premier contact.

 

Et vous, souffrez-vous du complexe de la « désirabilité » (derrière se cache un peu celui de l’imposteure 😉) ?

Quelles actions pouvez-vous mettre en place pour le combattre ?

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